AVERTISSEMENTS
AGRICOLES

POUR DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES

 

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DRAF
Service Régional de la
Protection des Végétaux
Centre de Recherches
Agronomiques
2, Esplanade Roland
Garros - BP 234
51686 REIMS Cedex 2
Tél : 03.26.77.36.40
Fax : 03.26.77.36.74
E-mail : srpv.draf-
champagne-ardenne@
agriculture.gouv.fr

Imprimé à la station
D'Avertissements
Agricoles de
Champagne-Ardenne
Directrice gérante :
Anne Marie
 BERTRAND
Publication périodique
C.P.P.A.P  n°529 AD
ISSN  n°0996-9861
Tarif courrier : 75 euros
Tarif fax : 73 euros

Diffusion en collabora-
tion avec la FREDONCA
(Art. L252-1 à L252-5 du
Code Rural)

Champagne-Ardenne

Bulletins Techniques des Stations d’Avertissements Agricoles n° 617 du 08 avril 2004 - 4 pages

Colza

Stades(cid:160): D2 (inflorescence principale déga-
gée) à premières fleurs sur 10% des plan-
tes.

Méligèthes
Les populations dans les témoins varient de
1  à  3  individus  par  pied  en  général,  mais
certaines parcelles non traitée peuvent pré-
senter des quantité très importantes d’indivi-
dus (plus de 20 méligèthes par pied à Mon-
thois-08(cid:160)!). Les vols colonisateurs se sont
poursuivis jusqu’au 04 avril dernier, mais les
conditions climatiques actuelles sont défa-
vorables à l’activité de cet insecte.
De  plus,  les  colzas  sont  dans  l’ensemble
vigoureux et pourront compenser sans diffi-
cultés la perte de quelques boutons.
• Les parcelles déjà protégées contre ce
ravageur il y a moins de 10 jours ne néces-
siteront pas de ré-intervention.
Dans les parcelles non encore protégées,
une  intervention  est  à  prévoir  en  cas  de
pression importante (plus de 7-8 méligè-
thes/plantes au stade E).
Compte-tenu des nombreuses abeilles pré-
sentes dans la nature, préférer le Mavrik
Flo pour ce traitement tardif en raison sa
bonne sélectivité vis à vis des hyménoptères.
Le malathion ne doit plus être utilisé en
raison de la présence fréquentes de fleurs de
colza, d’adventices ou d’arbustes à proxi-
mité des parcelles.
Il  devient  inutile  d’intervenir  lorsque  la
parcelle entre en floraison puisque les mé-
ligèthes  se  comportent  alors  en  insectes
pollinisateurs et délaissent progressivement
les boutons.

Maladies
Les maladies du colza, et la cylindrosporiose
en particulier, sont dans l’ensemble très dis-
crètes et ne nécessiteront pas d’intervention
dans la grande majorité des cas.
Quelques foyers de cylindrosporiose sont
cependant signalés très localement(cid:160):

• Un traitement fongicide est inutile. En cas
de foyer de cylindrosporiose, il conviendra
de surveiller la maladie pour la prendre en
compte dans le traitement sclérotinia (fa-
milles  chimiques  efficaces  contre  la  cy-
lindro(cid:160): triazoles et carbendazime) et éviter
ainsi son passage sur tige voir silique en cas
de floraison pluvieuse.

Escourgeon

Stades : 1 à 2 noeuds

Helminthosporiose
La maladie est assez fortement présente sur
F5 vraies (souvent 30% de surface foliaire
attaquée), des symptômes étant déjà visibles
sur les F4  vraie d’assez  nombreuses parcel-
les (50% des F4 avec symptômes à Isse-51,
72% à Pavillon Ste Julie-10…).

Autres maladies
La rouille naine est assez rare, mais locale-
ment présente et en augmentation (28% des
F6 à Barby-08, 4% à Arrentières-10).
La  rhynchosporiose  est  quant  à  elle  très
discrète.
• Une protection précoce contre l’helmin-
thosporiose doit être réalisée dès le stade 1
nœud (F3 vraie pointante) sur les variété
sensibles d’escourgeon (Esterel…) en rai-
son de la forte présence de la maladie. Cette
intervention vise à assurer et à protéger la
sortie des 2 dernières feuilles, qui permet-
tent à elles  seules le rendement des céréales.
Elle doit donc contenir les maladies jus-
qu’au 2ème traitement après la sortie de la
dernière feuille, stade qui devrait être at-
teint d’ici environ 3 semaines.
Afin de préserver aussi longtemps que pos-
sible  l’efficacité  des  strobilurines  sur  les
maladies  de  l’orge,  l’utilisation  de  cette
famille chimique n’est pas indispensable
pour ce premier traitement. En revanche,
l’utilisation de la strobilurine sera valori-
sée au maximum lors du 2 ème passage (durée
de protection maximale et effet vert).

Prochain
bulletin prévu le
15 avril.

COLZA
- Méligèthes
- Maladies

BLE
- Maladies foliaires
- Le point sur le
piétin-verse et la
nouvelle grille ré-
gionale SPV -
Arvalis.

ESCOURGEON
Protection contre
l’helminthosporiose

PROTEAGINEUX
- Ravageurs
- Anthracnose sur
pois d’hiver.

REGLEMEN-
TATION
Modification de la
réglementation
«abeilles».

Réglementation

Du nouveau dans la réglementation “abeilles”

L’arrêté du 28 novembre 2003, paru au Journal officiel du 30 mars 2004,
fixe les conditions d’utilisation des insecticides et acaricides en vue
de protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Il remplace
les dispositions en vigueur jusqu’à présent(cid:160): arrêté du 5 juillet 1985
qui a modifié l’article 8 de l’arrêté du 25 février 1975.

Ce nouveau texte définit trois types de “(cid:160)mention abeilles(cid:160)” pouvant
désormais être attribuées aux insecticides ou acaricides :
-  “emploi  autorisé  durant  la  floraison  en  dehors  de  la  présence
d’abeilles(cid:160)”(cid:160);
- “emploi autorisé au cours des périodes de production d’exsudats,
en dehors de la présence d’abeilles(cid:160)”(cid:160);
- “emploi autorisé durant la floraison et au cours des périodes de
production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles(cid:160)”.

Pour une parcelle agricole,  la  floraison couvre toute la période
allant de l’ouverture des premières fleurs à la chute des pétales des
dernières fleurs. La production d’exsudat couvre les périodes de
sécrétion de miellat par les insectes sur les plantes et celles de
production de nectar extrafloral par les plantes.

La nouveauté principale apportée par ce texte tient à la limitation de
la  dérogation  accordée  par  la  “(cid:160)mention  abeilles(cid:160)”.  S’il  demeure
interdit de traiter les cultures et les peuplements forestiers visités par
les abeilles avec des insecticides ou des acaricides ne bénéficiant pas

de la “(cid:160)mention abeilles(cid:160)”,  il est désormais impératif de traiter, avec
un produit portant  la “mention abeilles”,  ces végétaux en dehors
de la présence d’abeilles.

Bien que les firmes disposent d’un délai d’un an pour mettre en
conformité leur étiquetage vis à vis des nouveaux  libellés de la
“(cid:160)mention abeilles(cid:160)”, l’interdiction de traiter en présence d’abeilles
est  d’application  immédiate  à  partir  du  30  mars  2004,  date  de
publication au Journal officiel de l’arrêté ministériel.

Cette restriction s’est imposée du fait des constatations au champ de
surmortalités de butineuses après l’utilisation de produits bénéfi-
ciant de la mention abeilles, notamment dans certaines conditions de
températures provoquant une augmentation de l’effet de choc des
pyréthrinoïdes.

Préconisations

Ces  nouvelles  dispositions  impliquent  pour  celui  qui  souhaite
effectuer un traitement, en période de floraison ou de production
d’exsudats, avec un insecticide ou un acaricide bénéficiant de la
“mention abeilles” de traiter soit tard le soir (pratique recomman-
dée pour retarder au maximum l’exposition des abeilles butineu-
ses), soit tôt le matin (avant la sortie des abeilles butineuses).

Protéagineux
POIS

FEVEROLES

Stades(cid:160): 1 à 2 feuilles dans la majorité des parcelles.

Stades(cid:160): 1 à 2 feuilles dans la majorité des parcelles.

Ravageurs(cid:160):
Les  morsures  de  sitones  sont  localement  nombreuses  sur  cette
culture très appétente, mais leur nuisibilité est a priori bien plus faible
que sur Pois.
• Compte-tenu des conditions climatiques défavorables à l’acti-
vité des sitones et des conditions qui devraient être assez poussantes
en cas de réchauffement, il est inutile d’intervenir sur ce ravageur.

Ravageurs(cid:160):
Les thrips  ont parfois été assez présents sur les parcelles en cours
de levée ces deux dernières semaines, mais le stade de sensibilité de
la culture est maintenant dépassé sur la grande majorité des parcelles.
L’activité des sitones est réduite dans l’ensemble, même si elle a pu
être localement importante lors des belles journées de la semaine
dernière (plus de 6 morsures/plante sur le premier étage foliaire à
Aussonce-08), mais sans toutefois atteindre le seuil d’intervention.
• Les conditions annoncées ces jours ci ne sont pas propices à
l’activité des thrips (pour les rares pois encore en cours de levée)
ou des sitones.
La première feuille étant sortie pour la majorité des pois, il est à
présent inutile d’intervenir contre les thrips.
Les sitones devront être surveillées avec le retour du beau temps
pour une éventuelle intervention en cas de morsures contiguës sur
un étage foliaire autour du stade de plus grande sensibilité de la
cultures (2 vrilles sorties).

Pois d’hiver(cid:160)
Attention à l’anthracnose qui se développe (12% des pieds à Essey
les Ponts-52), les conditions climatiques actuelles lui sont favora-
bles.

 

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Blé

Stades(cid:160): Autour du stade “(cid:160)épi 1 cm(cid:160)” dans
la majorité des parcelles, “1 nœud” pour les
parcelles les plus avancées.

Maladies foliaires
L’oïdium  a  été  dans  l’ensemble  ralentit  la
semaine dernière et se cantonne générale-
ment aux F6, voire F5. Il se développe cepen-
dant localement dans les zones crayeuses à
risque où le vent et la faible hygrométrie de la
semaine dernière ont été peu ressentis.
La septoriose est présente sans être pressan-
te(cid:160): les symptômes sont fréquents sur F6 et
pas  rares  sur  F5,  mais  les  intensités  sont
faibles. On se dirige a priori à nouveau vers un
traitement unique après la sortie de la dernière
feuille. Un point régulier sera fait dans les
prochains bulletins avec le modèle Presept.
• Pas d’intervention pour l’instant.

Piétin-verse
La semaine passée a amené peu d’évolution
du risque climatique et des symptômes de
piétin, la maladie étant le plus souvent absen-
te ou très faiblement présente dans les parcel-
les de notre réseau. Quelques rares parcelles
présentent toutefois des fréquences plus éle-
vées 16% de pieds porteurs de symptômes à
La Cheppe-51, 12% à Monthois-08, 28% à
Asfeld, ou même 44% sur notre plateforme
expérimentale de Taissy(cid:160)! Il s’agit dans ce
dernier cas d’une parcelle labourée, à rotation
sur  2  ans  et  ayant  porté  un  blé  fortement
touché par le piétin-verse en 2002, ce qui a
laissé un inoculum important pour la maladie,
qui  a  pu  sporuler  de  façon  importante  en
automne dernier.

Raisonnement de la protection(cid:160):
On estime que les années à fort risque clima-
tique  (1995,  2001…),  plus  de  la  moitié  des
parcelles de la région Champagne-Ardenne
nécessitent une intervention contre le piétin-
verse, tandis qu’un très petit nombre de par-
celles permettront de rentabiliser cette inter-
vention  les  années  à  faible  risque  (1996,
2000…).

Le  raisonnement  du  traitement  fongicide
contre le piétin-verse est donc une nécessité,
d’autant que cela peut conditionner le nom-
bre d’interventions fongicide sur blé (hors
risque oïdium) et que le développement de la
résistance au prochloraze conduit à un coût
plus élevé de la protection.
• Le risque agronomique est connu dès le
jour du semis. Il est quantifiable grâce aux
grilles d’évaluation du risque piétin-verse.
En 2003, un partenariat avec ARVALIS a
permis d’élaborer de nouvelles grilles pour
la Champagne-Ardenne, la Picardie, et Nord-
Pas de Calais, et d’actualiser la grille Lor-
raine réalisée en 2001 par le SRPV.

Ce travail se base sur l’ensemble des obser-
vations réalisées par les SRPV et Arvalis entre
1993 et 2003 dans les régions concernées.
La constante régionale figurant dans la grille
permet uniquement d’harmoniser  la  clé  de
lecture au niveau national(cid:160):
    - Lorsque la note parcellaire est inférieu-
re  ou  égale  à  6(cid:160):  le  traitement  est  le  plus
souvent inutile (89% des cas en moyenne sur
les 10 ans d’observation en région Champa-
gne-Ardenne).
    - Une note supérieure ou égale à 8  corres-
pond à une attaque importante dans 94,5%
des cas dans notre région.
    - Enfin, la note de 7 correspond à la zone
d’incertitude la plus grande, qui conduit à
s’appuyer  sur  les  techniques  d’évaluation
intervenant avant les traitements (observa-
tion visuelle, Kits de diagnostic précoces).

La démarche grille permet donc une approche
à priori du risque parcellaire et peut servir de
base à des engagements de morte saison.
• Le risque climatique est maintenant bien
décrit par le modèle TOP mis au point par la
Protection des Végétaux. L’approche de la
dynamique de la maladie permet une bonne
évaluation du risque piétin pour la campagne
en cours et également une comparaison pluri-
annuelle.
• Les techniques d’appréciation du risque
au stade “(cid:160)épi 1 cm(cid:160)” à “(cid:160)1 nœud(cid:160)” sont les
observations visuelles et les kits de diagnos-
tics précoces. Malheureusement, si elles pré-
sentent un intérêt en réseau pour appréhen-
der l’effet année, elles sont peu fiables à la
parcelle pour le cas du piétin-verse.
-  L’observation  visuelle(cid:160):  elle  reste  l’élé-
ment de base du raisonnement des interven-
tions phytosanitaires pour les décisions de
traitement. Sur piétin-verse, l’observation se
fait autour du stade “(cid:160)1 nœud(cid:160)” sur 50 maître-
brins.
Malheureusement, sur piétin, la corrélation
entre  la  fréquence  d’attaque  au  stade  “(cid:160)1
nœud(cid:160)”  et  les  dégâts  effectifs  mesurés  au
stade “(cid:160)amande aqueuse(cid:160)” est assez moyen-
ne (r² de 0,73 en région Champagne-Arden-
ne). Elle est en effet surtout pertinente après
un  automne  très  favorable  à  la  maladie.  Si
c’est le printemps qui est propice, les conta-
minations encore en incubation passent ina-
perçues. On estime généralement les seuils
d’intervention à 15-20% de pieds touchés en
cas de traitement avec du prochloraze, et à
30% de pieds touchés pour rentabiliser une
intervention à base de cyprodinil.

- Le kit diagnolab (IN VIVO, DUPOND) est
un  test  Elisa  permettant  de  quantifier  les
protéines de piétin. Pour les mêmes raisons
que l’observation visuelle, sa pertinence varie
en fonction du profil climatique de la campa-
gne.
- La PCR (D’cryptochamp de SYNGENTA)
est une technique permettant la détection et
une  certaine  quantification  de  fragments
d’ADN spécifiques du piétin-verse. Bien que
très sensible, cette approche ne permet pas
une bonne prévision du risque parcellaire
(faible relation entre le diagnostique au stade
“(cid:160)épi 1 cm(cid:160)” et l’attaque finale évaluer à  “aman-
de aqueuse”).
 - Bien entendu, en complément de ces outils
de raisonnements, la connaissance par l’agri-
culteur de ses “(cid:160)parcelles à piétin(cid:160)” est un
excellent point d’ancrage pour le raisonne-
ment de la lutte.
Quel risque pour 2004(cid:160)?
Le nombre de contaminations identifiées par
le modèle TOP varie de 7 à 10 selon la date de
levée et la situation géographique de la par-
celle dans la région (7 contaminations pour
une levée au 16 octobre à Esternay-51, contre
10 à Romilly-sur-Seine-10).
La première contamination secondaire possi-
ble a été observée le 06 février.
Au 1er avril, l’ensemble des postes météo de
la  région  Champagne-Ardenne  donnaient
un indice TOP inférieur à 30, quelle que soit
la date de semis des blés. Le risque climatique
est donc faible pour cette année, ce qui est
confirmé par la faible fréquence des symptô-
mes  de  piétin-verse  observés  dans  les
champs. Cela se traduit par une note unique
de -1 au niveau de la nouvelle grille régionale
SPV-ARVALIS.
Une incertitude demeure cependant quant à
la nuisibilité des contaminations tardives
actuelles qui pourront évoluer plus ou moins
rapidement vers la tige en fonction des tem-
pératures de ce mois d’avril.
Tenir compte de la résistance
La résistance au prochloraze est bien im-
plantée dans la région(cid:160): les résultats de nos
analyses en 2002 et 2003 montrent que plus
de 20% de souches Ic (seuil à partir duquel
des échecs sévères des traitements au pro-
chloraze sont observés) ont été identifiées
sur 50% des parcelles échantillonnées dans
la région.
Il n’y a pas de différence entre les départe-
ments, même si globalement les souches Ic
semblent légèrement plus présentes dans la
Marne (25% du total des souches analysées)
que dans les Ardennes ou l’Aube (20% des
souches).

 

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Préconisations
• Ne traiter que les parcelles à risque(cid:160): note grille supérieure ou égale à 8. Pour les parcelles ayant une note grille égale à 7, et uniquement
pour ces parcelles, des travaux d’Arvalis ont permis d’évaluer qu’une fréquence de 10% de pieds porteurs de symptômes piétin-verse
permettait de rentabiliser une intervention à base de prochloraze.
• Choisir un fongicide efficace(cid:160): En absence de résistance sur la parcelle, il est conseillé d’alterner dans la rotation l’utilisation du
prochloraze et du cyprodinil.
Toutefois, en absence de résultats d’analyses de souches, il est impossible de prévoir le risque de présence de souches Ic(cid:160): une base de
600 g/ha de cyprodinil (y compris dans le cadre d’associations) devrait constituer le socle de la protection anti-piétin. Cette matière
active peut être appliquée jusqu’à 2 nœuds au plus tard.
En cas de risques de résistance, le prochloraze (qui peut être utilisé jusqu’au stade “(cid:160)1 nœud(cid:160)” du blé) peut également être renforcé avec
une triazole à bon comportement sur piétin (époxiconazole, bromuconazole…), notamment dans les rares secteurs où la septoriose est
déjà bien présente (plus de 10% de surface foliaire avec symptômes sur F5 vraie).
• Dans les rotations(cid:160): intégrer autant que possible des variétés tolérantes au piétin-verse (sans négliger sa tolérance au froid et à la verse(cid:160)!)
dans les emblavements sur les parcelles où le risque est important. Ces variétés de notes GEVES 6 à 7 sont porteuses du gène de résistance
PCH1 et ne nécessitent jamais d’interventions anti-piétin selon les résultats des essais de ces dernières années. Certaines de ces variétés
possèdent à présent des valeurs boulangères réelles et présentent un très bon rendement. Nous testons par exemple cette année en
expérimentation la variété Allister, qui est très bien ressortit des essais nationaux en 2003.

Grille d'évaluation du risque piétin verse en Champagne Ardenne

1- Constante régionale

=  A 

3

2- Risque climatique issu du modèle TOP pour 2004

Semis antérieurs au 10 octobre (indices TOP au 25/09 = 21,6 à 28,8)
Semis du 10 octobre au 1er novembre (indices TOP au 10/10 = 21,6 à 28,8)
Semis postérieurs au 1er novembre (indices TOP au 01/11 = 16,2 à 23,4) 

-1
-1
-1

=  B 

-1

3- Risque cultural

a- Potentiel infectieux du sol

Fréquence de retour du blé

Blé de blé ou Monoculture
Blé tous les 2 ans
Blé tous les 3 ans ou plus

b- Milieu physique

Type de sol

sable / craie
limon
argile

c- Effet variétal

Tolérance variétale

GEVES 1 et 2
GEVES 3 et 4
GEVES 5
GEVES 6 et 7

3
2
1

2
1
0

2
1
0
-3

=  C 

=  D 

=  E 

Note globale A+B+C+D+E =

ATTENTION(cid:160):
Il faut noter que compte-tenu de la situation géographique des parcelles utilisées pour la réalisation de cette grille (base de donnée
commune SRPV-ARVALIS), cette grille “(cid:160)Champagne- Ardenne(cid:160)” n’est pas utilisable en Haute-Marne, qui doit plutôt être rattachée
à la grille “(cid:160)Lorraine(cid:160)” publiée dans l’Avertissement Agricole “(cid:160)Grande Culture(cid:160)” n°5 du 25 mars dernier par nos collègues lorrains.

 

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