BULLETIN DE SANTE
DU VEGETAL
MIDI-PYRENEES
25 mars 2010

Grandes Cultures - n°13

CEREALES
A PAILLE

Pietin verse : risque parfois élevé pour les semis d'octobre dans les 
limons et les rotations avec retour fréquent de blé.
Septoriose: risque élevé pour les semis d'octobre,  particulièrement 
pour les variétés de blé tendre sensibles, semées mi-octobre.
Helminthosporiose:   surveillez   les   semis   précoces   de   variétés 
d'orge sensibles.

COLZA

PROTEAGINEUX Sitones :attaques favorisées par le redoux des températures, seuil 
de   nuisibilité   atteint   dans   certaines   situations.   Soyez   vigilant,   en 
particulier pour les pois de printemps semés en janvier – février.
Charançon de la tige du colza : toujours en activité sur l'ensemble de la 
région. Période de risque et seuil de nuisibilité atteints sur les parcelles du 
réseau non protégées au cours des 15 derniers jours. 
Méligèthe  : aucun risque à ce jour.  Surveillez très régulièrement vos 
parcelles.

CÉRÉALES À PAILLE

• Stades phénologiques
Semis du 15/10 au 30/10  :  Sur notre réseau, les blés durs sont entre le stade épi 1 cm et 2 
nœuds. Les blés tendres sont entre le début de la montaison et épi 1cm.
Semis du 30/10 au 20/11 : les blés durs sont entre le début montaison et épi 1cm voir 1 nœud 
pour les variétés les plus précoces. Les blés tendres sont entre fin tallage et épi 1cm.
Les blés semés au 15/12 sont à plein tallage.
Les orges sont entre le stade fin tallage et début montaison pour les semis d'octobre et de 
novembre. Les semis de décembre sont au stade plein tallage.

• Dégâts de froid
Le dernier épisode de froid a pu entrainer des gels d'épis sur les blés durs les plus avancés (au 
stade 1-2 nœuds) pouvant toucher le maître brin et les talles. C'est dans ces situations que les 
gels d'épis pourront avoir une incidence sur les densités épis et le potentiel de rendement.

BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 13 DU 25 MARS 2010 – Page 1/5

Directeur de publication :
Jean-Louis CAZAUBON
Président de la Chambre Régionale 
d'Agriculture de Midi-Pyrénées
BP 22107 – 31321 CASTANET TOLOSAN Cx
Tel 05.61.75.26.00 – Fax 05.61.73.16.66
Dépôt légal : à parution
ISSN en cours

• Adventices
L'arrivée des conditions printanières s'est accompagnée de beaucoup de vent et les désherbages 
n'ont pas forcément pu être faits. Le salissement en mauvaises herbes des parcelles est encore 
important surtout sur les semis précoces. 

• Oïdium : Maladie quasiment absente à ce jour.

•  Piétin verse  :  Dans les situations à risque piétin verse, à savoir en sols limoneux et retour 
fréquent des céréales à paille, le modèle TOP indique une pression forte pour les semis réalisés avant 
le 20 octobre. Pour les semis réalisés après le 20 octobre, la pression est beaucoup moins importante 
même dans les situations favorables au développement de la maladie. Dans ces situations à risque, 
les symptômes apparaissent actuellement. 
Évaluation du risque : Dans ces situations à risque (sols limoneux et retour fréquent des céréales à 
paille), il est important de vérifier la fréquence des symptômes et si le seuil de nuisibilité est atteint.

Seuil de nuisibilité : entre épi 1cm et 2 nœuds des blés si plus de 35% des tiges sont atteintes.

• Septoriose : Le modèle PRESEPT indique une pression forte pour les semis de mi-octobre. La 
pression diminue pour les semis de fin octobre, excepté dans l'Ouest du Gers. Cette pression est, 
dans tous les cas, significativement plus faible pour les semis de novembre.
Les résultats de la modélisation sont confirmés par l'observation très fréquente de symptômes de 
septoriose dans les parcelles de blé tendre et de blé dur semées en octobre et sur les variétés 
sensibles. Pour les blés les plus en avance, on observe des symptômes sur la feuille F3 visible avec 
des fréquences d'attaque parfois supérieurs à 30%. Quelques taches ont même pu être observées sur 
F2. Les semis de novembre sont nettement moins touchés puisque l'on observe seulement quelques 
taches de septoriose sur les feuilles du bas. Dans tous les cas, on observe moins de symptômes sur 
les blés durs en argilo-calcaires, même semés tôt.
Évaluation du risque : Pour les semis d'octobre, les prochaines pluies risquent de contaminer les 
étages   supérieurs.   Pour   les   semis   de   novembre,   les   pluies   de   la   première   quinzaine   d'avril 
détermineront la progression de la maladie.

Seuil de nuisibilité : à partir de 2 nœuds des blés si plus de 20% des troisièmes feuilles 
présentent des symptômes. 

• Rouille brune  : Aucun symptôme n'a été observé sur notre réseau.   A ce jour, le risque rouille 
brune est faible quelle que soit la date de semis. L'arrivée de la rouille brune devrait être assez 
tardive. Ceci s'explique par un niveau d'innoculum bas en fin d'été (été sec et peu de repousses de 
blé) et par un hiver froid qui n'a pas permis de multiplier les contaminations primaires d'automne. 

Seuil de nuisibilité : apparition des pustules sur l'une des 3 feuilles supérieures.

• Helminthosporiose sur orge : Des symptômes importants d'Helminthosposriose ont été observés 
sur les feuilles basses sur les variétés sensibles semées précocement (notamment Kétos et Azurel).
Évaluation du risque : Surveillez les semis précoces de variétés d'orge sensibles.

Seuil de nuisibilité : apparition des premiers symptômes sur l'une des 3 feuilles supérieures.

• Rouille naine sur orge : quelques pustules de rouille naine ont été observées sur des semis 
d'octobre d'orge dans le Gers.
Évaluation   du   risque  :  Le   développement   de   cette   maladie   peut   être   explosif.   Surveillez 
régulièrement vos parcelles.

BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 13 DU 25 MARS 2010 – Page 2/5

PROTÉAGINEUX
• Stade phénologique et état des cultures

Protéagineux d'hiver
Les pois d'hiver semés pour l'essentiel vers le 15-25 novembre sont au stade 8 à 10 feuilles avec 
plusieurs ramifications. Les cultures ont subi quelques dégâts de gel, plus ou moins marqués selon les 
situations et les variétés, mais localisés uniquement sur la tige principale. Ils se traduisent soit par un 
arrêt   de   croissance   de   la   tige   lié   au   gel   de   l'apex,   soit   par   des   nécroses   voir   localement   des 
symptômes de bactériose. Le plus souvent, les ramifications sont saines, en bon état végétatif et vont 
prendre le relais de la tige principale.
Les féveroles semées aux mêmes dates ont entre 3 et 8 feuilles. Elles présentent également quelques 
symptômes liés à des dégâts de gel localisés sur les tiges principales.

Protéagineux de printemps
  Les pois de printemps, semés entre fin janvier et mi-février sont au stade 2 à 3 feuilles. Dans 
l'ensemble, ils sont en bon état végétatif et n'ont pas subi de dégâts liés au froid.

• Sitones (Sitona lineatus)
Des morsures de sitones sont observées sur la totalité des parcelles de pois et 25% des  parcelles de 
féverole du réseau.
Les pois d'hiver semés en novembre arrivent  au stade limite de sensibilité.
En pois de printemps, la moitié des parcelles du réseau atteignent le seuil de 5 à 10 encoches par 
plante. 
Concernant les féveroles, elles se situent encore à un stade sensible. Dans le réseau,le seuil de 
nuisibilité est atteint sur les parcelles attaquées.

Période de risque : de la levée jusqu'au stade 8 feuilles du pois ou de la féverole ; température 
supérieure à 12 °C. 
Seuil de nuisibilité : 5 à 10 encoches par plante sur les premières feuilles (moyenne réalisée 
sur 10 à 20 plantes observées). 

COLZA

24 parcelles ont fait l'objet d'au moins une observation au cours de ces sept derniers jours. 
• Stade phénologique et état de la culture 
L'évolution  des  stades  est  particulièrement  lente  cette  année.  75% des parcelles  sont  au  stade 
compris entre  D1-D2 (boutons floraux accolés). Moins de 10% des parcelles sont encore au stade C2 
(entre-noeuds visible). 
Sur près de 15% des parcelles, des plantes ont engagé le stade E (boutons séparés) dans des 
proportions plus ou moins importantes selon les situations. 

BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 13 DU 25 MARS 2010 – Page 3/5

• Charançon de la tige du colza
La présence généralisée sur l'ensemble de la région se confirme. À ce jour, les charançons de la tige 
sont encore présents dans plus de 80% des parcelles observées  dont 30% avec un nombre de 
captures supérieur à 5 insectes par cuvette. 
Les charançons de la tige du chou, non nuisibles pour le colza sont également régulièrement piégés.

Attention à la confusion entre le charançon de la tige du colza et le charançon de la tige du chou. 
Ce dernier se distingue par la couleur rousse des extrémités de ses pattes.  Cette différence n'est 
visible que sur les insectes secs, donc attention à ne pas déterminer trop rapidement les insectes.

Période de risque et seuil de nuisibilité : voir BSV °12

Évaluation du risque : les conditions climatiques actuelles sont toujours très favorables à l'activité 
des charançons de la tige. A ce jour, la période de risque et le seuil de nuisibilité sont atteints sur 
toutes les parcelles du réseau non protégées au cours de ces 15 derniers jours. Les premières 
captures remontent à plus de 10 jours (femelles aptes à pondre) et les colzas sont à un stade très 
sensible. Surveillez très régulièrement vos pièges.

Le graphique ci-dessous montre la poursuite des piégeages car nous n'avons pas encore atteint le 
plateau du nombre de charançons de la tige du colza piégés, révélateur de l'arrêt des captures.

• Méligèthes
Les captures dans les cuvettes se poursuivent. Les méligèthes sont observés sur plante dans 20% 
des parcelles du réseau dont  10% avec une présence limitée mais non négligeable (40% à 60% de 
plantes infestées). Sur les autres parcelles, il y a moins de 20% de plantes avec méligèthes.

Seule une parcelle du réseau présente en moyenne 2 méligèthes par plante. Sur les autres parcelles, 
on dénombre moins de 1 méligèthe par plante.

BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 13 DU 25 MARS 2010 – Page 4/5

Période de risque : Du stade D1 (boutons floraux accolés) au stade E (boutons séparés).
Seuil de nuisibilité  :    Un seuil unique n'est pas suffisant, il doit être modulé selon  l’état 
sanitaire de la plante, le stade, le contexte pédoclimatique, le nombre de méligèthes et les 
capacités   de   compensation   de   la   culture.   Compte   tenu   de   tous   ces   éléments,   on   peut 
considérer un facteur 3 entre les situations les plus à risque et celles qui présentent les plus 
grandes capacités de compensation. 

Seuils de nuisibilité contre les 

méligèthes

Stade boutons accolés 

(D1)

Stade boutons séparés 

(E)

Colza sain et vigoureux

2 méligèthes / plante

4 à 6 méligèthes / plantes

Colza handicapé et peu 

vigoureux

1 méligèthes / plante

2 à 3 méligèthes / plantes

Attention : le comptage se fait sur une moyenne de plantes consécutives (4 fois 5 plantes par 
exemple). Elle doit donc se faire sur des plantes avec et sans méligèthes.

Évaluation  du risque  :  les  conditions  climatiques  actuelles  sont  très favorables à  l'activité  des 
méligèthes. A ce jour, la période de risque est atteinte sur pratiquement toutes les parcelles. Par 
contre,  le seuil de nuisibilité n’est jamais atteint sur les parcelles du réseau. Surveillez très 
régulièrement vos parcelles. Les observations sont à réaliser l'après-midi, période d'activité 
des insectes
L'analyse  de  risque  pour  les  méligèthes  ne  se  fait  pas  à  partir   des   captures  en  cuvettes  mais 
uniquement à partir d'observations sur plantes.
Vous pourrez accéder à la note d’information Méligèthes 2010 du Groupe AFPP Méligèthes avec le 
lien suivant : http://www.cetiom.fr/fileadmin/cetiom/Cultures/Colza/insectes_limaces/meligethe_note_2010.pdf

• Puceron cendré
Aucune colonie observée sur le réseau.

• Maladies
Aucune maladie observée sur le réseau.

REPRODUCTION DU BULLETIN AUTORISÉ SEULEMENT DANS SON INTÉGRALITÉ (REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE)

Ce bulletin de santé du végétal a été préparé :
- pour la partie Céréales à paille par l’animateur filière céréales à paille d’ARVALIS – Institut du végétal et élaboré sur la base des 
observations réalisées par la FREDEC sur des parcelles isorisques mises en place par Arterris, Arvalis, Gersycoop, Qualisol, Ragt et 
Terres de Gascogne, Silos Vicois.
- pour la partie  Protéagineux  par l’animateur filière protéagineux d’ARVALIS – Institut du végétal et élaboré sur la base des 
observations réalisées par la FNAMS, Chambres d'Agriculture d'Ariège, de la Haute-Garonne, du Tarn, Arterris, Arvalis – institut du 
végétal, Esca.
- pour la partie Colza par l'animateur filière oléagineux du CETIOM et élaboré sur la base des observations réalisées par Areal, Arterris, 
Chambres d'Agriculture d'Ariège, de la Haute-Garonne, du Tarn, Cepaso, Cetiom, Comptoir Durand, Coopérative de Blé de Salvagnac, 
Euralis, Inra, Qualisol, Silos Vicois, Terres de Gascogne, Vivadour, et les agriculteurs observateurs.
Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles. S'il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut 
pas être transposée telle quelle à la parcelle. La CRA Midi-Pyrénées dégage donc toute responsabilité quant aux décisions prises par 
les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base des observations qu'ils auront 
réalisées et en s'appuyant sur les préconisations issues de bulletins techniques.

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