AVERTISSEMENTS  AGRICOLES
POUR DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES

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REGION CENTRE
www.srpv-centre.com

Grandes cultures n° 11 -  15/04/2004 (6 pages)

Colza : intervention fongicide contre le sclérotinia dans les rares parcelles
à G1
Orge d’hiver : intervention à 1-2 noeuds sur les variétés sensibles
Et aussi
Blé : pas d’intervention septoriose pour le moment
Note colza : «Résistances sclérotinia»

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G

 

MINISTERE

DE L’AGRICULTURE
DE L’ALIMENTATION

DE LA PECHE

ET DES AFFAIRES RURALES

D.R.A.F. CENTRE
Service Régional de la
Protection des Végétaux
93, rue de Curambourg
45404 Fleury les Aubrais
Tél. 02.38.22.11.11
Fax 02.38.84.19.79
SRPV.DRAF-CENTRE@
agriculture.gouv.fr

Imprimé à la Station
d'Avertissements Agrico-
les de la Région CENTRE
Le Directeur-Gérant :
V. MORARD
Publication périodique
C.P.P.A.P.  n° 80530
ISSN  n° 0757-4029

Diffusion en collabora-
tion  avec  la  FREDON
CENTRE  (Art.  L252-1  à
L252-5  du Code Rural)

Colza

Stades : "début floraison" (F1) à "allongement de la hampe florale" (F2) ; quelques parcelles
précoces sont déjà à "chute des premiers pétales" (G1) ; "boutons séparés" (E) dans quelques
parcelles tardives.
Ravageurs
- Méligèthes : faible présence ces derniers jours, à cause du froid matinal et du vent. Les
conditions climatiques vont redevenir favorables à leur activité, mais seulement pour de courtes
périodes. Les méligèthes ne sont plus nuisibles dès le début de la floraison,  car  ils
délaissent les boutons pour les fleurs ouvertes où le pollen est facilement accessible.
Pas d’intervention.
- Charançons des siliques : rares individus capturés dans les cuvettes ou observés sur les
inflorescences (St Martin des Bois, Savigny/Braye -41-).  Le  colza  n’est  pas  à  un  stade
sensible.
A suivre.
- Pucerons cendrés : on observe assez fréquemment des petites colonies sur les bordures
(Chambourg/Indre, Chaveignes -37-, Murs -36-, St Amand-Montrond, Ste Solange -18-, Prunay-
Cassereau, Montoire sur le Loir, Savigny/Braye -41-, Treilles- 45-).
Faire une observation en bordure et à l’intérieur de la parcelle.
Seuil d’intervention : 2 colonies/m². On peut souvent limiter le traitement aux bordures.
Maladies
- Cylindrosporiose  : quelques symptômes sur variété sensibles.
- Sclérotinia : l’humidité a été suffisante pour permettre un début de maturation des sclérotes.
On n’observe pas encore de pétales collés sur les feuilles.
Dans la plupart des cas, les parcelles ne sont pas encore à un stade sensible.
Pas d’intervention avant le stade "chute des 1ers pétales".
Dans quelques parcelles précoces actuellement à G1, les pluies prévues vont confirmer
le risque. Prévoir l’intervention dans ces parcelles. Faire une observation au champ
avant l’intervention : en cas de symptômes de cylindrosporiose en tenir compte pour le
choix du fongicide (carbendazime ou triazole sont efficaces sur cette maladie).
En cas d’intervention, laisser une zone  non  traitée afin de pouvoir plus tard vérifier
l’intérêt du traitement.
Rappel : l’utilisation répétée de carbendazime a entraîné dans de nombreux secteurs
la sélection de souches de sclérotinia résistantes à ce fongicide (voir note "sclérotinia"
pages 5 et 6).

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Blé
Stades : "1 nœud" ; quelques parcelles à "2 nœuds".
Maladies
- Piétin verse : peu d’évolution au champ.
Le modèle TOP indique les premières contaminations tertiaires au début avril.
L’intervention doit être réservée aux parcelles les plus à risque. Faire une observation au champ avant de
prendre une décision.
Seuil d’intervention : 15-20% de plantes atteintes.
En cas d’intervention, laisser une zone témoin non traitée.
- Septoriose : présente sur F4 (feuille apparente) et quelquefois sur F3 dans les parcelles à "2 nœuds".
Le modèle PRESEPT indique qu’il y a eu quelques contaminations, actuellement en incubation, au début du mois.
Le risque climatique reste faible.
Pas d’intervention pour le moment.
- Oïdium : faiblement présent.

Orge d’hiver
Stades : "1-2 nœuds".
Maladie
Helminthosporiose très présente sur Esterel. Rhynchosporiose observée sur Vanessa. Un peu d’oïdium.
Dans les parcelles à "1-2 nœuds" :
- prévoir une intervention fongicide sur variété sensible, si présence de symptômes sur F3 (Esterel ;
Vanessa) ;
- sur variété tolérante (Nickel), il est possible de retarder l’intervention.

Pois
Stades : "2-3 feuilles".
Ravageurs
- Thrips : le stade sensible est dépassé.
- Sitones : faible activité. L’adulte ne cause pas de dégâts car les morsures sur feuilles ne sont pas préjudicia-
bles ; elles sont simplement utilisées comme indicateur d’activité. Les larves rongent les nodosités, et peuvent être
nuisibles en cas de fortes infestations, surtout si le pois est peu poussant.
Pas d’intervention.

Pour info

- Féverole : faible activité des sitones ; leur nuisibilité  n’a pas été démontrée sur cette culture. Pas d’intervention.
- Orge de printemps : tallage
- Betteraves : levée
- Semis en cours de tournesol et maïs.

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Infos règlementaires
Mention "abeilles"
L’arrêté du 28 novembre 2003, paru au Journal officiel du 30 mars 2004, fixe les conditions d’utilisation des
insecticides et acaricides en vue de protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Il remplace les
dispositions en vigueur jusqu’à présent(cid:160): arrêté du 5 juillet 1985 qui a modifié l’article 8 de l’arrêté du 25 février 1975.
Ce nouveau texte définit trois types de "mention abeilles" pouvant désormais être attribuées aux insecticides
ou acaricides :
- "emploi autorisé durant la floraison en dehors de la présence d’abeilles"(cid:160);
- "emploi autorisé au cours des périodes de production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles"(cid:160);
- "emploi autorisé durant la floraison et au cours des périodes de production d’exsudats, en dehors de la
présence d’abeilles".
Pour une parcelle agricole, la floraison couvre toute la période allant de l’ouverture des premières fleurs à la
chute des pétales des dernières fleurs. La production d’exsudat couvre les périodes de sécrétion de miellat
par les insectes sur les plantes et celles de production de nectar extrafloral par les plantes.
La nouveauté principale apportée par ce texte tient à la limitation de la dérogation accordée par la "mention abeilles".
S’il demeure interdit de traiter les cultures et les peuplements forestiers visités par les abeilles avec des insecticides
ou des acaricides ne bénéficiant pas de la "mention abeilles", il est désormais impératif de traiter, avec un produit
bénéficiant de la "mention abeilles", ces végétaux en dehors de la présence d’abeilles.
Bien que les firmes disposent d’un délai d’un an pour mettre en conformité leur étiquetage vis à vis des nouveaux
libellés de la "mention abeilles", l’interdiction de traiter en présence d’abeilles est d’application immédiate
à partir du 30 mars 2004, date de publication au Journal officiel de l’arrêté ministériel.
Cette restriction s’est imposée du fait des constatations au champ de surmortalités de butineuses après
l’utilisation de produits bénéficiant de la mention abeilles, notamment dans certaines conditions de températures
provoquant une augmentation de l’effet de choc des pyréthrinoïdes.

Préconisations(cid:160):
Ces nouvelles dispositions impliquent pour celui qui souhaite effectuer un traitement, en période de floraison
ou de production d’exsudats, avec un insecticide ou un acaricide bénéficiant de la "mention abeille" de traiter
soit tard le soir (pratique recommandée pour retarder au maximum l’exposition des abeilles butineuses), soit
tôt le matin (avant la sortie des abeilles butineuses).

Gestion des emballages vides de produits phytosanitaires (EVPP)
Selon la classification prévue par la réglementation, les EVPP (emballages vides de produits phytosanitaires) sont
des déchets.
Ayant contenu des produits phytosanitaires, les EVPP sont considérés comme dangereux (décret n° 2002-540).
Stockage
Les EVPP rincés, peuvent être stockés en attente de leur élimination. Dans ce cas, ils doivent être stockés dans le local de
stockage des produits phytosanitaires, dans un endroit isolé réservé à cet usage.
Les EVPP souillés, c’est-à-dire non rincés, doivent être traités de la même façon que les Produits Phytosanitaires Non Utilisables
(PPNU).
Elimination
Ces déchets considérés comme dangereux (décret n°540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets)
doivent être traités comme des déchets industriels spéciaux (DIS). Il est interdit de brûler à l’air libre ou d’enfouir
ces emballages.
L’exploitant agricole a obligation d’en assurer l’élimination (art L541-2 du code de l’environnement) qui ne peut être
effectuée que dans des installations classées pour la protection de l’environnement autorisées pour le traitement
des DIS.

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Produits phytosanitaires non utilisables (PPNU)
Les Produits phytosanitaires non utilisables sont des produits que le détenteur ne peut plus utiliser. Plusieurs
raisons(cid:160) peuvent justifier cette non utilisation :
- emballage altéré ou ne permettant pas l’identification du produit
- interdiction réglementaire de l’utilisation du produit
- changement dans les productions de l’exploitation ne permettant plus l’utilisation de ces produits sur les cultures
en place existantes ou prévues. L’exploitant destine ces produits à l’abandon bien qu’ils soient encore autorisés sur
d’autres cultures.
Stockage
Les PPNU peuvent être stockés en attente de leur élimination. Dans ce cas, ils doivent être stockés dans le local
de stockage des produits phytosanitaires, dans un endroit isolé réservé à cet usage et clairement identifié. Ils
doivent être conservés dans leurs emballages d’origine avec leurs étiquettes.
Elimination
Ces PPNU sont des déchets considérés comme dangereux (décret n°540 du 18 avril 2002 relatif à la classification
des déchets) et doivent être traités comme des déchets industriels spéciaux (DIS).
L’exploitant agricole a obligation d’en assurer l’élimination (art L541-2 du code de l’environnement), qui ne peut être
effectuée que dans des installations classées pour la protection de l’environnement autorisées pour le traitement
des DIS.
Stockage des produits phyto-sanitaires sur une exploitation agricole
Les règles de stockage sont définies par le décret n°87-361 du 27 mai 1987 relatif à la protection des travailleurs
agricoles exposés aux produits antiparasitaires à usage agricole. Suivant le code du travail, ces règles de stockage
s’appliquent aux chefs d’entreprises dès lors qu’un tiers (salarié, stagiaire, bénévole, membre de la famille) travaille
sous son autorité (situation très fréquente). Au delà de certaines quantités, le stockage relève également du régime
de déclaration ou d’autorisation au titre des installations classées pour la protection de l’environnement (code de
l’environnement articles L511-1 et suivants).
Le stockage dans une exploitation agricole ne doit pas dépasser sur un même site les seuils suivants(cid:160):
- 15 tonnes de produits phytosanitaires
- 5 tonnes de produits toxiques solides (T)
- 1 tonne de produits toxiques liquides (T)
- 200 kg de produits très toxiques solides (T+)
- 50 kg de produits très toxiques liquides (T+)
Conditions de stockage
- stockage dans un local ou une armoire réservée à cet usage
- local ou armoire aéré ou ventilé
- local ou armoire fermé à clé s’il contient des produits classés très toxiques, toxiques, cancérigènes, tératogènes
ou mutagènes (la clé étant conservée par l’employeur)
- dans le local, il est interdit de priser, fumer, boire ou manger (affichage de cette interdiction)
- en cas de présence de matières facilement inflammables, la porte du local doit s’ouvrir vers l’extérieur
- les indications des fiches de données de sécurité doivent être prises en compte (température, incompatibilité…)
- les installations électriques de ce local doivent être appropriées
- les produits doivent être conservés dans leur emballage d’origine (avec étiquette) jusqu’au moment de leur
utilisation
-  les  produits  phytosanitaires  doivent  être  rangés  séparément  des  autres  produits  sur  des  étagères  non
inflammables
- aucun produit ne doit être déposé dans et sous les escaliers, les passages et couloirs, à proximité des issues
- les ustensiles réservés à l’usage des produits phytosanitaires doivent être placés dans le local prévu à cet usage
- un extincteur à poudre ABC doit être placé à proximité du local, à l’extérieur
- les équipements de protection individuelle doivent être placés dans une armoire-vestiaire individuelle destinée à
ce seul usage et située dans un local autre que celui du stockage des produits
Une réserve d’eau et des produits appropriés destinés au lavage immédiat des souillures accidentelles doivent être
disponibles à proximité du lieu où sont préparés et appliqués les produits, en dehors du local de stockage.
En plus de ces exigences réglementaires nous préconisons(cid:160):
- la présence des numéros d’appel d’urgence à proximité
- un éloignement par rapport aux locaux d’habitation

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- la mise hors gel du local pour éviter la dégradation des produits sensibles au froid
- des caillebotis pour isoler les produits du sol
- un sol cimenté avec un système de rétention d’eau et autres liquides
- des matières absorbantes(cid:160): sciure, sable, à utiliser en cas de renversement de produit liquide
- un rangement des produits selon leur toxicité(cid:160):
  .niveau supérieur(cid:160): produits nocifs (Xn) ou irritants
   (Xi)
  .niveau moyen(cid:160): produits T et T+
  .niveau bas(cid:160): produits non classés de préférence
  .au sol(cid:160): les gros contenants sur caillebotis

Résistances sclérotinia

 Note Commune : SRPV - CETIOM - INRA

Etat des résistances

Le Service de la Protection des Végétaux, le CETIOM et les sociétés agro -pharmaceutiques poursuivent chaque
année un monitoring de la résistance sclérotinia aux benzimidazoles et aux dicarboximides. Entre 2000 et 2003,
ce sont 960 parcelles qui ont fait l’objet d’une analyse. La carte ci-dessous présente la synthèse de ces analyses
département par département depuis 4 ans. Il y a à ce jour, 36 départements où la résistance aux benzimidazoles
(carbendazime) a été détectée au moins une fois. Les fréquences de détection les plus importantes se situent
toujours en Lorraine (Meurthe et Moselle, Meuse, Moselle), Bourgogne (Côte d’Or, Yonne, Nièvre), Centre (Eure et
Loir, Cher), Auvergne (Allier), Ile de France (Essonne, Yvelines), Champagne (Marne)…
L’année 2003 voit aussi une détection accrue des cas de résistance en Poitou Charentes et en Picardie.

Importance de la résistance CARBENDAZIME - Analyses réalisées de 2000 à 2003

            Sources : fonds de cartes SRPV-MAAPAR - données SPV, CETIOM, firmes phytosanitaires

Carte réalisée par C. LEZIER - FREDON IDF - 05/01/04

Jusqu’à 9 analyses 

 
De 10 à 30 analyses 

 
Plus de 31 analyses 

 

  Analyses résistantes 
  Analyses sensibles 

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Au niveau des imides, il n’y a pas eu de souches résistantes détectées en 2003. La situation n’évolue pas, mais
la surveillance va continuer face à ce risque potentiel.

Stratégie de lutte

La lutte contre le sclérotinia ne doit pas être systématique, la rentabilité d’un fongicide n’est pas assurée tous les
ans. La prise de décision doit s’effectuer en fonction de la climatologie à la floraison et du risque agronomique (retour
fréquent des cultures sensibles dans la rotation, attaques antérieures). Des outils d’aide à la décision peuvent
apporter des informations pertinentes sur le risque (grille de risque et kits pétales du CETIOM, modèle climatique
de la Protection des Végétaux).
L’application contre le sclérotinia doit être positionnée à partir de la chute des premiers pétales – apparition des
premières siliques, en une application unique qui peut être décalée selon le risque.
L’utilisation de carbendazime ou d’associations triazoles + carbendazime  reste possible dans les secteurs non
concernés par la résistance. On attend toujours la décision concernant la ré-homologation européenne ou non de
la carbendazime.
Les imides cycliques (vinchlozoline, procymidone) sont l’alternative régulièrement la plus efficace. Mais un emploi
massif et généralisé ne serait pas sans danger sur le risque d’apparition de résistance à cette famille chimique.
L’iprodione apparaît en retrait par rapport aux autres imides.
Les triazoles seuls (tebuconazole, metconazole) présentent une bonne efficacité en cas d’attaque modérée de
sclérotinia (moins de 20% d’attaque). Au delà, les performances sont en retrait par rapport aux meilleurs imides.
Les associations imides cycliques + carbendazime présentent un bon comportement. Toutefois, en présence
de résistance et de forte attaque, l’efficacité diminue significativement (cas du CALIDAN où l’imide est moins
performant).
Enfin, un certain nombre de mélanges triazoles + imides ont reçu une autorisation provisoire. Nous ne disposons
pas pour l’instant de références sur leur comportement en situation de forte pression sclérotinia.
L’azoxystrobine, seule strobilurine autorisée à ce jour sur colza, présente une efficacité insuffisante contre cette
maladie. Il n’y a pas pour l’instant de mélanges autorisés avec cette matière active.
Une autre alternative est attendue pour 2005 avec le boscalid. Son efficacité équivalente à celle des imides, en fera
une molécule intéressante pour gérer le risque de résistance aux imides, en introduisant une alternance entre ces
deux famille chimiques.

 

Risque sclérotinia 

Faible 

Risque sclérotinia 

Elevé 

 

Préconisations
Pas de résistance 
aux benzimidazoles 

Risque de résistance 
aux benzimidazoles 

Carbendazime 

Triazoles + carbendazime 

Triazoles 

Imides + carbendazime 

Triazoles 

Imides + triazoles 

Carbendazime 

Triazoles + carbendazime 
Imides + carbendazime 

Imides 

Imides + triazoles (à confirmer) 

